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 Comment fut créé le narval.

 Il était une fois un jeune inuit qui s'appelait Arluk. Il vivait seul avec sa soeur Soré dans une cabane faite d'os de baleine. Chaque semaine, il partait à la chasse et à la pêche. Comme c'était un habile chasseur, il revenait toujours avec un phoque ou bien un gros poisson, ce qui suffisait largement à les nourrir tous les deux.

Malheureusement, Soré était avide de richesses. Elle voulait qu'Arluk tue encore plus d'animaux pour qu'ils puissent les vendre au village. Làs d'entendre sa soeur le tarabuster, Arluk accepta, à la condition qu'elle l'accompagne. Quand l'été fut arrivé, ils partirent à la chasse au dauphin blanc dans leurs kayaks de peau.

Une fois en mer, ils virent approcher deux bélougas. Soré ordonna à son frère de prendre le plus petit. Mais Arluk, peut-être parce qu'il ne désirait pas tuer ces animaux, visa mal et le harpon frappa le plus grand. Soré attrapa la corde à deux mains. Son kayak chavira et elle tomba à l'eau.

Pour couper la corde qui la retenait au dauphin, Soré cria à son frère : «Mon couteau, mon couteau !» Mais en vain ! Elle coula à pic. Ses cheveux furent pris dans un tourbillon. Ils s'enroulèrent en une longue spirale et se tranformèrent en une longue corne. On raconte que le bélouga l'entraîna au fond de la mer, qu'elle devint sa femme et qu'elle donna naissance aux premiers narvals.

Depuis ce jour, sur les côtes du Groënland, les chasseurs inuits disent que quand le narval plonge, on peut entendre ces mots : «Mon couteau, mon couteau !»

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